Les formes contemporaines de l’action collective 2012-2013

« Les formes contemporaines de l’action collective »

Séances de 2012-2013 ... :
- Jeudi 18 octobre 2012 de 18 à 20h
« Critical trust : Social movements and democracy in times of crisis »,
Donatella Della Porta, Department of Political and Social Sciences,
European University Institute, Florence.
Discutant : Geoffrey Pleyers (FNRS/Université Catholique de Louvain)
• Abstract
The recent financial crisis and, especially, anti-austerity policies, reflects and, at the same time, contribute to a crisis of representative democracy. Indignados’ movements in Spain and Greece as well as the Occupying Wall Street protest in the US are just the most visible reaction of a widespread dissatisfaction with the declining quality of democratic regimes. They testify for the declining legitimacy of traditional conceptions of democracy, as well as for the declining trust in representative institutions. At the same time, however, these movements conceptualize and practice different democratic models that emphasize participation over delegation and deliberation over majority voting. In doing this, they present a potential for reconstructing social and political trust from below.
• Biography
Donatella della Porta is professor of sociology in the Department of Political and Social Sciences at the European University Institute and professor of political science at the Istituto Italiano di Scienze Umane (on leave of absence). At the EUI, she has launched COSMOS (Consortium on Social Movement Studies). She is now starting a major ERC project Mobilizing for Democracy, on civil society participation in democratization processes in Europe, the Middle East, Asia and Latin America. She is co-editor of the European Political Science Reviews (ECPR-Cambridge University Press. In 2011, she was the recipient of the Mattei Dogan Prize for distinguished achievements in the field of political sociology. directed the Demos project, devoted to the analysis of conceptions and practices of democracy in social movements in six European countries Her main fields of research are social movements, the policing of public order, participatory democracy and political corruption. Among her very recent publications are : Mobilizing on the Extreme Right (with M. Caiani and C. Wagemann), Oxford University Press, 2012 ; Meeting Democracy (ed. With D. Rucht), Cambridge University Press, 2012 ; The Hidden Order of Corruption (with A. Vannucci), Ashgate 2012 ; Los movimientos sociales (with M. Diani), Madrid, CIS, 2011 ; Democrazie, Il Mulino, 2011 ; L’intervista qualitativa, Laterza 2011 ; (with M. Caiani), Social Movements and Europeanization, Oxford University Press, 2009 ; (ed.) Another Europe, Routledge, 2009 ; (ed.) Democracy in Social Movements, Palgrave, 2009 ; Approaches and Methodologies in the Social Sciences (with M. Keating), Cambridge University Press ; (with Gianni Piazza), Voices from the Valley ; Voices from the Streat Berghan, 2008 ; The Global Justice Movement, Paradigm, 2007 ; (with M. Andretta, L. Mosca and H. Reiter), Globalization from Below, The University of Minnesota Press ; (with A. Peterson and H. Reiter), The policing transnational protest, Ashgate 2006 ; (with M. Diani), Social Movements : an introduction, 2nd edition, Blackwell, 2006 ; (with S. Tarrow), Transnational Protest and Global Activism, Rowman and Littlefield, 2005.
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- Lundi 26 novembre 2012 de 17 à 19h
« Produire un bien économique et rester militant : l’énigme du développement de logiciels libres », Didier Demazière, CSO, CNRS/SciencesPo, Paris, François Horn, CLERSE, CNRS, Université Charles de Gaulle - Lille III, Marc Zune, SSH/ESPO, Université Catholique de Louvain
• Résumé
De manière typique, les « communautés » de logiciels libres sont des actions collectives hybrides : d’un côté elles sont des collectifs militants orientés vers la défense de valeurs contestataires et de l’autre elles sont des groupes de production orientés vers le développement de logiciels efficients. Ces deux versants sont interdépendants et indissociables car le devenir du projet collectif passe par le succès du produit. Leur articulation est aussi problématique car ce succès implique un afflux de participants non militants (mais contributeurs) et d’utilisateurs porteurs de rationalités hétérogènes (des firmes, institutions publiques…). Les manières d’agencer ces deux versants sont analysées à partir de l’étude approfondie et longitudinale du cas du logiciel Spip, lancé par un petit groupe de militants rangés du côté de la gauche non institutionnelle dans le but de favoriser la libre expression sur Internet. Nous montrons que les premiers temps du développement du logiciel sont caractérisés par une symbiose entre projet et produit. Mais la diversification grandissante des contributeurs conduit à la nécessité, pour le groupe, de gérer des situations où les implications dans l’appropriation et le développement du produit mettent à l’épreuve le projet militant de départ. Le cas de Spip montre que les mécanismes de gestion de ces tensions, entre ouverture porteuse de croissance et affirmation nécessaire de l’identité militante, dans des contextes virtuels, ne peuvent reposer, sauf cas manifestes d’appropriations externes indues, sur des mécanismes d’exclusion. Mais bien sur la production de jugements collectifs, au travers de mécanismes de socialisation distribuée.
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- Jeudi 21 février 2013 de 16 à 18h
« La fabrique de l’homme endetté : Essai sur la condition néolibérale », Maurizio Lazzarato, sociologue et philosophe
Lieu : Salle Doucy - 12e niveau - Institut de Sociologie
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- Jeudi 28 mars 2013 de 17 à 19h
« Mouvements sociaux et institutions démocratiques en Amérique latine :
entre opportunités d’expression, approfondissement des pratiques
démocratiques et contestations
 », David Garibay, Université Lumière Lyon 2
Lieu : Salle Henri Janne – 15e niveau - Institut de Sociologie
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- Lundi 22 avril 2013 de 17 à 19h
« La compagnie Rot Front 36. Mobilisation et expertise artiste pour la Lorraine sidérurgique », Jean-Louis Tornatore, Institut Denis Diderot, Université de Bourgogne et IIAC-LAHIC, Paris et Emmanuel Bouard, artiste musicien, Compagnie RF36 et Muckrackers
[Lieu : Salle Henri Janne – 15e niveau - Institut de Sociologie -
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- Mercredi 15 mai 2013 de 16 à 18h
« Evidence-based activism » : la contribution des associations de malades aux connaissances et à la gouvernance des questions de santé, Vololona Rabeharisoa, Centre de Sociologie de l’Innovation, UMR CNRS 7185, Mines-Paris Tech
Lieu : Salle Henri Janne – 15e niveau - Institut de Sociologie

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